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Nous mangeons 5g de plastique par semaine !

Publié le : 27 octobre 2022Par

« Le plastique, c’est fantastique » nous disait une chanson des années 80. Pourtant 30 ans après, à force d’une consommation effrénée, on retrouve du plastique partout sur la planète, jusqu’au sommet de l’Himalaya. « Un tiers des déchets plastiques produits se retrouvent dans la nature, soit 100 millions de tonnes en 2016 » rappelle le WWF. Tout ce que nous produisons de non biodégradable finit tôt ou tard dans notre alimentation et donc dans notre organisme.

Une carte de crédit par semaine !

Selon un rapport[1] du WWF, réalisé sur la base de 52 études sur l’ingestion humaine de plastique, nous consommons environ 5g de plastique par semaine, l’équivalent d’une carte de crédit, soit plus de 250g par an ! On estime donc que durant toute une vie, nous pouvons ingérer jusqu’à 20kg de plastique, ce qui est colossal !

[1] De la nature aux humains : jusqu’où iront les plastiques ? Rapport de Dalberg et de l’Université Newcastle Australie pour le WWF, 2019. https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2019-07/20190718_De_la_nature_aux_humains_jusquou_iront_les_plastiques-min.pdf

Les principales sources de contamination

L’immense majorité des plastiques ingérés provient de la consommation d’eau en bouteille mais également d’eau du robinet. Le plastique des bouteilles d’eau, n’étant pas inerte, migre dans l’eau sous forme de microparticules invisibles. Concernant l’eau du robinet, il s’agirait de microfibres plastiques rejetées par l’industrie dans le milieu naturel. Aux Etats-Unis, près de 95% de l’eau du robinet est contaminée au plastique, contre 72% en Europe.

D’autres aliments apportent également des plastiques, mais proportionnellement à la quantité consommée, ils restent relativement faibles. Les poissons et les fruits de mer étant pollués par le pastique des océans, accumulent durant toute leur vie des microparticules que nous mangerons par la suite. La bière et le sel marin font également partie des aliments qui contiennent le plus de résidus de plastique.

Enfin, l’air que nous respirons contient une faible quantité de plastique et en particulier l’air intérieur, chargé de poussières de tous les matériaux plastiques et fibres synthétiques qui composent notre intérieur ainsi que les objets que nous utilisons au quotidien.

Les effets à long terme

Des études ont montré une toxicité in vitro du plastique pour les cellules du foie, des poumons et du cerveau. De plus, les plastiques apportent souvent d’autres molécules toxiques entrant dans leur fabrication, considérées comme des perturbateurs endocriniens. Globalement, l’ingestion chronique de microplastiques est suspectée de perturber la fertilité, d’entrainer des mutations et de favoriser l’apparition de cancers.

Comment réduire cette contamination ?

Il convient tout d’abord de proscrire la consommation d’eau en bouteille plastique et d’installer un filtre (charbon et céramique) pour l’eau du robinet. La céramique permet de filtrer les particules supérieures à 0,2 micron, ce qui enlèverait déjà l’essentiel des microplastiques. D’autres systèmes de filtration plus onéreux existent comme les osmoseurs ou les distillateurs.

Il est conseillé d’éviter les contenants alimentaires en plastiques et de privilégier les contenants en verre ou en acier inox. En favorisant, à chaque fois que cela est possible, l’achat de matériaux non plastique, comme le bois, le métal, le verre, on réduit le risque de contamination de l’environnement, mais aussi le risque d’ingestion et d’inhalation via les poussières.

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À propos de l’auteur

Naturopathe-hygiéniste et iridologue, Ben est spécialisé en détoxification et en alimentation vivante. Il partage son expérience des pratiques naturelles de santé à travers des consultations, mais aussi des conférences, stages et ateliers. Installé au Pays basque dans un écolieu, il est passionné de permaculture et propose des formations personnalisées pour redonner vie à la terre et créer des forêts fruitières.

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