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Pourquoi il ne faut surtout pas boire l’eau du robinet en France

Publié le : 22 septembre 2022Par

En France, des pesticides dangereux et même parfois interdits depuis de nombreuses années sont régulièrement détectés au-delà de la limite de qualité dans l’eau du robinet, et ce dans près d’une municipalité sur quatre. Des millions de français boivent une eau potable” non conforme, et les autorités de santé laissent faire.

Des traces de pesticides dans l’eau “potable”
…124 fois supérieures à la norme

C’est la triste réalité des sols français qui regorgent de pesticides depuis de nombreuses années et dont l’infiltration a fini par créer de nouvelles molécules lors de leur dégradation : les “Métabolites”. Ces molécules dangereuses et dont l’impact sur la santé est encore mal connu, faute d’études scientifiques suffisantes, se retrouvent dans l’eau du robinet dans des proportions alarmantes.

C’est par exemple le cas du chloridazone desphényl (un métabolite dérivé d’un herbicide utilisé dans la culture de la betterave et pourtant interdit depuis 2020) qui a été détecté à Merlieux-et-Fouquerolles à 12,46 microgrammes par litre… Soit 124 fois au-dessus de la norme puisque la limite de qualité est fixée à 0,1 microgramme par litre !
Malgré cet incroyable record national, cette municipalité des Hauts-de-France l’a pourtant déclaré “conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l’ensemble des paramètres contrôlés”, donc potable…

Des millions de Français contaminés à leur insu

Entre les mois de juillet et de septembre 2022, ce sont plus d’une centaine de communes de France qui ont été placées sous surveillance par l’ARS (Agence régionale de santé).

Le journaliste de “Complément d’Enquête” Tristan Waleckx, qui était l’invité médias de Célyne Baÿt-Darcourt sur les ondes de France Info, a également déclaré que “une commune sur quatre seraient concernées par le dépassement des limites autorisées en résidus de pesticides dans leur eau potable”. Il ajoute que d’après un document issu de la Direction Générale de la Santé, ce sont près de 10 millions de Français qui pourraient être privés d’eau du robinet si la réglementation était respectée.

Selon une enquête du journal Le Monde, ce sont 20% des français qui ne devraient pas boire l’eau du robinet si on appliquait le principe de précaution.

Pourquoi le principe de précaution n’est-il pas appliqué ?

En Bourgogne, la ville de Chemilly-sur-Serein applique le principe de précaution* et refuse de distribuer de l’eau à ses habitants depuis 8 ans, car les seuils de certains pesticides sont dépassés. Pourtant dans d’autres régions, comme l’Aude, des résultats similaires ont été relevés dans certaines municipalités mais l’ARS Occitanie fait le choix étonnant de continuer à autoriser la distribution de cette eau “non-conforme”.

Les autorités sanitaires semblent complètement dépassées par l’ampleur du phénomène. Ce sont des millions de français qui boivent quotidiennement une eau dite “non-conforme” et dont on ne sait pas si elle est toxique…

En effet, au vu du nombre de personnes concernées par les coupures d’eau potable si le principe de précaution était respecté, ainsi que du coût que cela représenterait s’il fallait ravitailler tout le monde en eau potable, les autorités sanitaires préfèrent avoir recours à des artifices administratifs pour contourner le problème et continuer à distribuer l’eau légalement.

Le ministère de la Santé a, par exemple, mis en place une “valeur sanitaire transitoire” puisque l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail) n’a pas encore déterminé de seuil au-delà duquel l’eau ne doit plus être bue.

84 associations appellent à une sortie totale des pesticides de synthèse

Cet impressionnant regroupement d’associations, collectifs et syndicats, appelle dans une tribune ouverte – publiée le mardi 20 septembre 2022 – à l’application immédiate du principe de précaution. Ils unissent leurs voix pour exiger ensemble une transition agricole vers un modèle plus résilient : “Il en va de notre santé collective, de la santé de nos générations futures et de la sauvegarde de notre biodiversité.”

Ces 84 associations demandent notamment : “L’application immédiate et systématique du principe de précaution concernant toutes les formulations mettant en œuvre les molécules classées CMR (cancérogène, mutagène, reprotoxique), les néonicotinoïdes et les perturbateurs endocriniens. Il s’agit d’arrêter immédiatement leur utilisation tant que leur innocuité sur la santé n’a pas été rigoureusement démontrée.”

Ce regroupement répond ainsi à l’alerte lancée par l’association Avenir santé environnement, qui s’était constituée en 2018 sur la commune de la Rochelle, à la suite de la multiplication de cancers pédiatriques sur la commune de Saint-Rogatien et de l’alerte sanitaire lancée par le CHU de Poitiers à l’ARS de ce territoire.

Peut-on filtrer et purifier l’eau du robinet ?

En attendant de pouvoir compter sur la réactivité des autorités sanitaires, des solutions à mettre en place rapidement existent pour filtrer l’eau du robinet.

L’osmoseur, par exemple, est l’une des solutions les plus efficaces pour filtrer les impuretés présentes dans l’eau du robinet. Il permet d’obtenir une eau saine, faiblement minéralisée. L’eau traverse plusieurs filtres et une membrane extrêmement fine permet de récupérer la quasi-totalité des substances dissoutes. Les différentes étapes de filtration peuvent éliminer jusqu’à 99.9 % des polluants présents dans l’eau courante (métaux lourds, médicaments, chlore, fluors, hormones, aluminium, nitrates…).

Pour aller plus loin, “Le guide pratique : Comment purifier et revitaliser votre eau de table” de Richard Haas, constitue un guide d’achat abordable pour l’ensemble du public non spécialiste. Ce livre est particulièrement pratique pour permettre au lecteur de faire un choix fiable parmi les nombreux appareils de purification et de dynamisation de l’eau. Vous pourrez ainsi facilement obtenir et consommer une eau de qualité.

* Le principe de précaution vise à permettre aux décideurs de prendre des mesures de protection lorsque les preuves scientifiques relatives à un danger pour l’environnement ou la santé humaine sont incertaines et que les enjeux sont importants. 

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Adrien Labro

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